La Région Bretagne s’engage aux côtés des acteurs publics et privés en soutenant notamment les travaux de restauration des patrimoines immobilier, mobilier, navigant et archéologique. Ces actions visent à favoriser l’appropriation du patrimoine par tous. En les soutenant, la Région contribue à faire de cet héritage commun un puissant vecteur de lien social et de rayonnement du territoire.
Pourquoi une politique régionale de valorisation du patrimoine ?

Entre terre et mer, le patrimoine breton reflète l’histoire de celles et ceux qui ont construit et façonné le territoire. Sa richesse réside dans la diversité de ses formes : bâtiments, paysages et savoir-faire, autant d’éléments qui contribuent à une identité régionale forte.
Sauvegarder et valoriser le patrimoine, c’est ouvrir à tous la possibilité de s’en emparer et transmettre aux générations futures un héritage culturel vivant. Source d’identité et d’épanouissement, le patrimoine constitue un terreau fertile pour cultiver le lien social et un fil rouge porteur de sens entre les générations.

À la fois héritage du passé et réponse aux défis de demain, la restauration du patrimoine et la transmission des savoir-faire constituent des leviers essentiels face aux enjeux des transitions écologiques et sociales. Restaurer dans le respect de l’architecture et des règles de l’art, agir collectivement à travers des chantiers participatifs et transmettre des savoir-faire ancestraux contribuent à limiter l’exploitation des ressources, notamment par le recours à des matériaux naturels et locaux et par la durabilité des techniques constructives du bâti ancien.
Au-delà de ces aspects constructifs, le patrimoine est un véritable atout pour le développement économique et touristique de la Bretagne. Il contribue à faire d’elle une destination privilégiée par les touristes autant que par les Bretons. Mosaïque de cultures et d’histoires, le patrimoine breton est tant source d’inspiration pour les promeneurs ou les artistes que propice au ressourcement grâce à la puissance des paysages dans lesquels il s’élève. Il participe à un cadre de vie de qualité et est créateur d’emplois, ce qui renforce l’attractivité du territoire et renforce le rayonnement de la Bretagne.
Par un engagement fort auprès des acteurs du patrimoine, la Région Bretagne soutient les initiatives de restauration qui s’accompagnent d’une démarche de valorisation auprès des publics les plus diversifiés en encourageant leur participation dans des formes et des temps multiples.
Bilan de l’année 2025
En 2025, la Région Bretagne avait voté un budget de 4,8 M d’€ pour soutenir les projets de conservation, de réhabilitation et de valorisation du patrimoine parmi lesquels :

91 édifices bénéficiaires : 54 sont protégés au titre des Monuments Historiques (43 publics et 11 privés) et 37 sont non protégés ; il s’agit le plus fréquemment d’importants travaux de charpente et couverture, de maçonnerie ou de menuiserie conduits par des artisans et entreprises professionnelles spécialisées.

105 édifices en Cités labellisées : 73 dans des Petites Cités de Caractère (7 publics et 66 privés) et 32 dans des Communes Rurales du Patrimoine de Bretagne (12 publics et 20 privés) ; la restauration ou la réhabilitation des édifices visibles de la voie publique participe au renforcement de la qualité architecturale et à la qualité du cadre de vie.
11 objets ou ensembles d’objets mobiliers protégés au titre des Monuments Historiques ; statuaire, retables, tableaux et peintures murales, orgues, etc., autant de domaines d’interventions qui mobilisent les compétences très spécifiques de conservateurs et restaurateurs du patrimoine et qui permet d’entretenir ces savoir-faire rares.

10 bateaux du patrimoine protégés au titre des Monuments Historiques ou labellisés « Bateau d’Intérêt Patrimonial » (BIP) : sont soutenus par la Région les travaux de structure des bateaux sous réserve d’un projet de navigation ouvert à un public le plus large possible
20 primes « Skoaz ouzh skoaz » (« épaule contre épaule » en breton) en faveur de biens patrimoniaux (édifices et bateaux) ; elles reconnaissent l’implication forte des communes ou des associations, propriétaires ou gestionnaires des biens, et leur capacité à fédérer la population et les acteurs économiques autour de leur projet.