
Aucun doute sur la présence du pan de bois à Guingamp ! Mais l’opération participative le « Printemps du pan de bois » conduite l’an dernier par la Région Bretagne entre avril et juin a permis de révéler de nouveaux pans d’histoire. Animée dans le cadre de l’étude d’Inventaire sur l’architecture urbaine en pan de bois, et grâce à l’implication des guingampais, elle a multiplié les découvertes et su ouvrir de nouvelles portes.
Cartes postales anciennes montrant des maisons aujourd’hui disparues, photographies inédites, cartes à jouer du 18e siècle retrouvées dans un mur en torchis place du Centre… ou encore une charpente ancienne tout à fait particulière signalée au détour d’une conversation : autant de contributions précieuses pour enrichir la connaissance de ce patrimoine, permises par la conférence inaugurale du 17 avril, les rencontres “Papote & pan de bois” organisées à la médiathèque les 17 avril, 15 mai et 5 juin et les échanges avec les propriétaires.
Révéler les singularités

Guingamp conserve en effet un ensemble remarquable de maisons, dont certaines remontent au 15e siècle. C’est le cas de deux maisons place du Centre, datées grâce à l’analyse des bois (dendrochronologie). D’autres bâtiments voisins pourraient être tout aussi anciens.
Certaines façades attirent particulièrement le regard : leurs fenêtres en accolade leur donnent une identité singulière, caractéristique du Trégor.
En plus de compléter des anciens dossiers d’Inventaire, l’opération a permis d’identifier de nouvelles maisons à pan de bois. Si la majorité d’entre elles se trouvent dans le centre ancien, d’autres subsistent dans les anciens faubourgs, rue Saint-Michel ou rue du Grand Trotrieux.
Ailleurs en ville, au cœur des îlots, derrière des enduits, des ardoises ou des façades plus récentes, d’anciennes structures en bois se cachent sans doute encore.
Explorez toutes les maisons étudiées sur l’application GLAD et les photos professionnelles pour chacune d’entre elles, à visionner dans la photothèque. Le dossier de synthèse propose lui un panorama complet de la connaissance du pan de bois guingampais.

Disparues, mais pas oubliées !
Archives et images anciennes étoffent aussi la représentation de maisons aujourd’hui disparues, détruites lors de réaménagements urbains ou à la suite d’incendies. Au fil des siècles, l’évolution de la ville a parfois fait disparaître les façades en bois, remplacées par la pierre, notamment autour de la place du Centre.
Un Inventaire qui continue de s’enrichir
Comme partout, la connaissance du patrimoine n’est pas figée et continue de se renouveler au fil des découvertes et des études. Ce sont souvent les habitants qui détiennent des ressources pour avancer. Encore faut-il savoir appréhender ce potentiel et c’est bien tout l’enjeu de ces échanges et des pratiques participatives.
Une fois mise en forme, la connaissance produite dans une étude d’Inventaire est accessible à tous via ce portail. Elle peut être mobilisée pour des projets de restauration, d’aménagement ou de valorisation.